Scritp VF
Dave est à une cabine téléphonique
Dave : Je suis bien au bureau des rangers ? Je ne savais pas qui appeler, soit vous, soit la SPA, mais…Je crois que j’ai vu des braconniers dans la forêt d’Emerson et ça m’a inquiété parce que je sais que les gens aiment y aller pour camper et je ne voudrais pas que quelqu’un soit blessé. Pas besoin de me remercier. Je ne fais que remplir mon rôle de citoyen. Au revoir.
Il raccroche et sort de la boutique.
Mary-Alice voix off : Dave Williams avait prévu ce meurtre depuis des années. Et comme tous les meilleurs plans, il était simple. D’abord, il emménerait Mike Delfino et Katherine Mayfair dans une cabane reculée (Dave leur montre un endroit sur la carte routière). Le matin suivant, il ferait semblant de dormir (Mike et Katherine sortent de la cabane en laissant Dave dormir) alors que les deux amoureux partiraient en randonnée. Dave prendrait alors le fusil qu’il aurait soigneusement caché et commencerait à suivre sa proie. Il attendrait qu’ils fassent une pause pour reprendre leur souffle et il presserait alors la détente (il tire sur Katherine) brisant le cœur de l’homme qui avait tué sa femme. Quand les rangers arriveraient, ils évoqueraient les braconniers signalés dans la zone. Et Dave raccompagnerait Mike chez lui tout en savourant sa douleur. Oui, Dave Williams avait mis au point un plan très simple (il rejoint la voiture avec un cornet de nourriture) mais il allait bientôt s’apercevoir…
La Gazette
Vieil homme : Tu as faxé cet article à Edie Williams ?
Jeune homme : Je le fais tout de suite
Mary-Alice voix off : qu’il n’y avait rien de simple…dans le meurtre.
On voit alors le fax passé et l’article sur l’accident de Mike.
Maison des Solis
Mary-Alice voix off : La vie est pleine de chocs désagréables…(Juanita enfonce son doigt dans le cou de sa sœur Célia) De surprises déplaisantes qui nous secouent… (Un des jumeaux essaye de sortir son pain du grille) et font que notre cœur rate un battement (Karen est en train de passer l’aspirateur quand il y a un court-circuit. Et ces chocs se produisent toujours…
Ecole
Karl : Susan ?
Susan : Salut Karl.
Mary-Alice voix off : Quand on s’y attend le moins.
Susan continue son chemin mais réalise qui c’était et se retourne.
Susan : Qu’est-ce que tu fais là ?
Karl : Je viens d’inscrire Evan.
Susan : Et moi qui avais peur qu’on ne se revoit plus jamais. Quelle chance.
Karl : Et toi, qu’est-ce que tu fais là ?
Susan : Je suis professeur d’art.
Karl : Ah bon ? Ils sont au courant ?
Susan : Maintenant, je vais t’ignorer et m’adresser à Evan.
Elle pose son panier sur le banc et se met à la hauteur de Evan
Susan : Bonjour Evan.
Karl : Evan, voici Susan. C’est la mère de ta sœur, Julie. On a été marié. Elle était beaucoup plus jeune.
Susan : Evan, et si tu allais dans la classe ? Il faut que je parle à ton père et je vais peut-être devoir utiliser des mots de grands.
Evan se lève pour aller dans la classe. Susan et Karl se font face.
Karl : Bon Susie Q, c’est quoi le problème ? Libère toi de ce poids qui te comprime la poitrine.
Susan en se tenant la poitrine d’une main : J’ai bien assez d’un ex-mari dans les parages. J’ai pas besoin que les autres profs et les parents sachent que j’en ai deux. Alors pas un mot sur le fait qu’on ait été marié. Plus aucune vanne. Aucune Susie Q. Je suis Madame Susan, professeur d’art.
Karl : D’accord Madame Susan.
Susan reprend ses affaires et s’en va.
Karl : Tu veux que je te frotte le tableau après les cours ?
Susan : Je suis sérieuse, te fous pas de moi. J’ai une grande règle et j’hésiterais pas à m’en servir (elle lui montre la règle)
Karl rigole.
Travail de Lynette et Carlos
Lucy : On va réaliser une présentation pour le projet Morrison plus tôt que prévu. Il y a beaucoup de boîte sur le coup et … Bon sang ! Lynette ! Ne touchez pas à mes figurines. Elles valent plus chères que votre maison.
Lynette : Sans blague. C’est déjà le cas de cette tasse.
Carlos : Bon, on va faire une pause déjeuner.
Lucy : Tant qu’on a pas conclu, on bosse à l’heure du déjeuner. En guise de consolation, on bossera aussi tard le soir.
Carlos : Le soir ? Tu penses que c’est utile ?
Lucy : Ce contrat vaut 10 millions. A quel point tu veux l’avoir ?
Carlos : Vous l’avez entendue. On va travailler le soir.
Lynette : J’ai un tout petit problème d’emploi du temps. J’entraîne l’équipe de basket de ma fille, le vendredi. Si je pouvais…
Lucy : On travaille le vendredi soir. Si on réussit, les commissionnés vont se faire beaucoup de fric. Pour les autres ? Vous garderez votre boulot, ce qui, dans ce contexte économique, représente déjà une prime. Bref, courez prendre un sandwich, on se retrouve ici dans 5 minutes. Vous (s’adressant à Lynette) Bas les pattes (en faisant référence à ses figurines). Eh oui, je le remarquerais.
Lynette et Carlos se retrouvent seuls dans le bureau.
Lynette : Elle est marrante, non ?
Carlos rigole et s’apprête à sortir du bureau.
Lynette : Je t’ai déjà dit qu’on prévoyait sérieusement que Gaby et toi soyez parrain et marraine de Penny ?
Carlos : Tu bosseras quand même le vendredi soir.
Lynette : J’aime pas cet emploi du temps.
Carlos : Mes enfants me manquent, à moi aussi.
Lynette : Alors, trouves une solution. Tu es le président. Freine un peu Lucy.
Carlos : Je l’ai engagée pour qu’elle soit exigeante, elle l’est. C’est bien pour la boîte.
Lynette : Mais les employés la supportent pas. Tu voudrais pas lu parler pour qu’elle se calme ?
Carlos : Je verrais mais ne me demande pas de te faire des fleurs. Au bureau, je ne suis ni ton voisin ni ton ami. Je suis ton patron, c’est clair ?
Lynette fait oui de la tête et Carlos s’apprête à passer la porte quand il se retourne.
Carlos : Au fait, Tom et toi, vous venez prendre l’apéro samedi ?
Lynette : J’ai l’intention de me saouler et de me plaindre de mon patron.
Cabinet
Bree : Je suis désolée mais c’est inacceptable. Vous savez au moins pourquoi il vole ? Si c’était à cause d’un problème sordide durant son enfance, ça m’aiderait beaucoup auprès des voisins.
Orson : Il sait pourquoi. Le Dr Bernstein l’a découvert à la première séance.
Bree : Ah oui ? Et pourtant, il continue à me faire payer. Alors Docteur, qu’elle est cette révélation que vous me cachez pour 200 Dollars l’heure ?
Le docteur regarde Orson pour l’inciter à dire la vérité à Bree.
Orson : Je vole pour te faire du mal.
Bree : Pourquoi tu veux me faire du mal ?
Orson : Chaque jour, depuis un an, petit à petit, lentement mais sûrement, tu me transformes en eunuque.
Bree à l’attention du docteur : Vous voulez bien nous excusez ? Ca vient de devenir une conversation privée.
Dr Bernstein : Si je reste, je serais peut-être utile
Bree : Vous voulez être utile ? Et si vous alliez à la pharmacie d’en bas pour acheter de l’aspirine ? Je vais en avoir besoin.
Elle lui tend un billet et il décide de s’en aller.
Bree : Je ne mérite pas ça. Je t’ai toujours soutenu depuis que tu es sorti de prison. Je t’ai même donné du travail.
Orson : Je voulais être ton associé. Tu m’as donné une place de salarié.
Bree : Et tu as décidé de me punir en commettant des vols mineurs ? Pour l’amour du ciel Orson, je suis ta femme.
Orson : Peut-être mais je ne suis pas ton mari. Nous partageons un lit mais tu gardes ta passion pour ton entreprise
Bree : C’est faux !
Orson : Ah bon ? Chaque jour, depuis un an, je suis au second plan, une idée insignifiante, alors que tu t’occupes de ton entreprise, nuit et jour.
Bree : Tout en pensant que tu me soutenais.
Orson : J’ai essayé. J’ai cru que ça ne me dérangerait pas d’être M. Bree Van de Kamp. Mais ça me torture. Chaque jour, je m’éloigne de plus en plus. Et si rien ne change, Orson Hodge va finir par disparaître, tout simplement.
Maison des Solis
Carlos descendant les marches : Les filles sont épuisées. Merci pour le dîner.
Gaby : Tu dois retourner travailler ?
Carlos : Gaby, j’ai une réunion.
Gaby : Lucy peut pas s’en occuper ?
Carlos : Tu sais, les zéros en plus que tu aimes tant voir à la fin de mon salaire ? L’avantage d’être président. Ces heures font partie du boulot.
Il va pour lui faire un bisou sur les cheveux
Gaby : Ca te dit un petit coup ?
Carlos : Chérie, j’ai pas le temps.
Gaby : J’ai pas proposé un long coup. Allé, je te promets que tes yeux feront des tours dans leurs orbites dans trois minutes piles.
Gaby s’asseye sur la table à manger
Carlos : Tu veux faire ça devant les verres à bec des filles ?
Gaby se retourne et jette partaire les affaires qui se trouvaient sur la table
Gaby : Plus là. On le fait maintenant. Comme au bon vieux temps.
Carlos : On l’a jamais fait sur la table.
Gaby : Mais si, il y a des années. Tu t’en souviens pas ?
Carlos : Je coirs que c’était pas moi
Gaby : Exact. Alors on va créer des souvenirs sur la table.
Carlos : Si tu avais l’intention de m’exciter, c’est complètement raté.
Gaby : Tu sais qu’on n’a pas couché depuis que Brad est mort et que tu l’as remplacé ? Tu me manques. Je veux être avec toi. Enlève la purée de maïs et saute moi !
Carlos : Demain soir, ça te dit ?
Gaby : J’ai déjà entendu ça, et le lendemain t’es trop fatigué.
Carlos : Ce week-end alors. Je serais tout à toi. On pourra faire ça sur tous les meubles que tu veux.
Il s’en va en faisant un bisou sur la tête de Gaby.
Edie est au téléphone : Dites Karen, vous auriez du papier pour fax par hasard ? Du papier pour fax ! Posez votre verre, on dirait Dean Martin ! Pas de problème, j’en achèterai demain. Vous avez besoin d’un truc ? (elle prend une feuille pour noter les choses) Des œufs…du lait…des ampoules…On va faire plus simple. Y a un truc dont vous avez pas besoin ? Bon, vous savez quoi ? Je vous appellerai demain depuis le supermarché, d’accord ?
Elle s’en va de la cuisine et la caméra filme le fax qui dit qu’il n’y a plus de papier et qu’il y a un message en attente.
Ecole
Susan : C’est un très bel arc-en-ciel, June. Je te donne une étoile.
S’approchant d’un petit garçon
Susan : Tu sais, les éléphants n’ont pas d’ailes mais j’aime ta façon de penser.
Elle lui donne alors une étoile. Elle se tourne ensuite vers un autre garçon.
Susan : Alors Evan, que représente ton dessin ?
Il lui montre son dessin et elle voit deux personnes à terre avec beaucoup de sang.
Susan : Oh, il y a beaucoup de rouge.
Evan : C’est du sang.
Susan : Alors… Cet homme (en montrant le dessin) est sûrement un médecin qui soigne le monsieur qui saigne ?
Evan : Non, il le poignarde dans le ventre avec une épée.
Susan choquée : Oh, Evan, c’est…un dessin plutôt effrayant.
Evan : C’est drôle
Susan : Non, mon grand, c’est déplacé, surtout que tu devais dessiner quelque chose qui te rend heureux.
Evan : Mais ça me rend heureux. Elle arrive cette étoile ?
Susan le regarde choquée par ses propos.
Maison de Lynette
Gaby prenant le pot de café : Je me fais pas à l’idée qu’elles bossent toutes…D’abord Bree, puis Susan et maintenant Lynette. Heureusement que t’es là.
Elle s’asseye à la table de la cuisine et on voit Tom assit à ses côtés.
Gaby : Il fallait que j’abandonne l’ennui de chez moi.
Tom : Vous faites quoi, quand vous vous réunissez ?
Gaby : On se raconte des potins. T’en as des bons ?
Tom : Apparemment, Ed Simmons a acheté une Harley.
Gaby : je vais rentrer.
Tom : Attends. Laisse moi une chance. Je débute là-dedans.
Gaby : On va commencer par un truc plus simple, se plaindre.
Tom : Je peux y arriver. Vas-y, lâche toi.
Gaby : Carlos m’énerve trop. Il n’est jamais à la maison. Et quand il est là, il est trop crevé pour tout. Quand je dis « tout ». je parle de sexe.
Tom la regarde un peu médusé.
Gaby : Ca te met mal à l’aise ?
Tom : Un peu. Continue.
Gaby : Ca n’a jamais été aussi grave. On a rien fait depuis 2 semaines.
Tom : 2 semaines ? Et tu trouves ça grave ?
Gaby : Ouai. En ce moment, Carlos n’a pas envie, c’est tout.
Tom : Faux. Les mecs ont toujours envie.
Gaby : Ah bon ?
Tom : Ouais
Gaby : Même s’ils sont fatigués et qu’il est tard ?
Tom : Même si on est crevé, qu’on rentre très tard et qu’on s’est pris une balle dans la jambe, voir deux. On a quand même envie. Tu dois dépasser l’adulte fatigué pour trouver l’adolescent excité caché en lui.
Gaby : C’est bon à savoir. T’es fort à ces discussions de filles.
Tom : Merci. Est-ce que Lynette raconte comment c’est, le sexe, avec moi ?
Gaby mal à l’aise : Bon, je vais rentrer.
Gaby se lève et s’en va laissant Tom complètement perdu.
Ecole
Susan et Karl sont assis l’un en face de l’autre dans une salle de classe. Le principal est debout, à côté d’eux.
Karl : J’ai dû me déplacer pour ça ? C’est un enfant qui joue au football
Susan : C’est une tête et il poignarde quelqu’un avec une épée.
Karl : C’était peut-être de la légitime défense.
Principal : Monsieur Mayer, en général, quand les enfants montrent des comportements de ce type, c’est qu’il y a un problème. (son téléphone se met à sonner) Je dois répondre. Excusez-moi.
Le proviseur s’en va laissant les deux jeunes gens dans la salle.
Karl : Merci d’avoir dénoncé mon gamin dès son premier jour.
Susan : J’y suis pour rien. J’ai montré le dessin à la psychologue scolaire. Elle l’a donné au principal. J’étais coincée.
Karl : C’est forcément la faute d’Evan ? Cet impossible qu’il ait mal compris. La consigne ?
Susan : Les élèves devaient dessiner un truc qui les rendait heureux. J’ai vu des chats, des arcs-en-ciel. Ton fils a dessiné des entrailles au bout d’une épée.
Karl : Parlons tout de suite du vrai problème. Tu me déteste et tu refuses que mon fils soit dans ta classe.
Susan : C’est faux !
Karl : Oh que non ! Tu te venges encore pour ce qu’il s’est passé entre nous. Tu n’avances pas et tu me reproches ta vie pourrie !
Susan : On peut appeler le livre des records ? Tu viens d’établir le record du monde du nombre de conneries dans une seule phrase.
Karl : Va te faire voir !
C’est à ce moment là que le principal revient dans la salle.
Principal : Je suis parti combien de temps ?
Susan : Ce n’est rien Monsieur Hobson. Nous avons des avis divergents, c’est tout.
Karl en se levant : Et je suis d’avis que votre professeur ne voit pas la différence entre problème émotionnel et créativité.
Susan : La ferme, Karl.
Principal : Pardonnez-moi. Vous venez de lui dire de la fermer ?
Karl : C’est un comportement typique de Susan. C’est pas surprenant qu’aucun mec n’arrive à rester avec toi.
Susan lui verse de la peinture rouge sur le visage. Le principal la regarde avec de gros yeux.
Susan : Ce serait moins consternant si je vous disais que nous avons été mariés pendant 12ans ?
Le principal regarde alors Karl qui essaye de s’enlever la peinture des yeux.
Maison de Bree
Bree est au téléphone : Bonjour, vous êtes Monsieur Dinsmore ? C’est Bree Van de Kamp. Ravie de vous parler, moi aussi. Je pense que vous savez que votre entreprise a fait plusieurs offres pour acquérir la mienne. Oui, j’ai dit que je n’étais pas intéressée, mais il y a eu certains boulversements dans ma vie privée et je pense que je suis enfin prête à conclure un accord. Vraiment ? C’est merveilleux. Et si vous veniez à mon bureau demain pour en parler ? Au revoir Monsieur Dinsmore.
Elle raccroche et on voit Orson. Il lui tend la main pour prendre la sienne.
Maison de Edie
Edie : Voilà, le reste c’est pour vous.
Karen : Merci. J’ignore d’où ça vient. Chaque fois que je vais au supermarché, j’oublie des trucs.
Edie : Je sais pourquoi. Vous êtes vieille.
Karen lui fait la grimace et elle en fait de même.
Karen : Alors, il est où, Dave ?
Edie : Il fait du camping
Karen : Du camping, que c’est marrant. Profiter du beau temps, se taper une poignée d’ados en vacances. Il va s’éclater.
Edie : Je sais que vous pensez que c’est un psychopathe mais vous devriez savoir qu’il a eu une vie très rude, et qu’il y a des choses sur lui qui vous échappent.
Karen : Comme quoi ?
Edie : Il a été marié avant et sa femme est morte dans un accident qui a aussi emporté sa fille de 3 ans.
Karen : Tu es sûre ?
Edie : Oui. Donc si parfois son comportement paraît étrange, essayez de vous souvenir du chagrin qui l’anime.
Karen : Tu sais, j’ai perdu un enfant. Ca te retourne ces choses là. Pas étonnant qu’il…Si seulement j’avais su.
Edie : Là vous savez. La prochaine fois, essayez d’être plus compréhensive.
Karen : Bien sûr. Je boirais bien un coup. Viens chez moi, on ira rendre hommage à Dean Martin en s’en enfilant quelques unes. Allé, viens.
Elles s’en vont laissant le fax tel quel. Edie n’a même pas eu le temps de le recharger en papier.
Bureau de Bree
Bree est en train de ranger une feuille quand elle se retrouve devant le mur où sont accrochés tous ses tableaux de mérite. Elle les regarde tristement et passe une main sur la coupe qu’elle a reçue de la ville de Fairvew quand Andrew passe la porte.
Andrew : Maman ?
Bree : Andrew. Je ne t’ai pas entendu entrer.
Andrew : Un certain Monsieur Dinsmore t’attend en bas.
Bree : Merci mon chéri.
Andrew s’en va laissant sa mère seule dans son bureau.
M. Dinsmore : Je dois vous avouer, j’ai été très surpris par votre appel. Vous disiez que vous ne vendriez jamais.
Orson : Bree a décidé qu’elle voulait consacrer plus de temps à sa famille. C’est une femme très traditionnelle vous savez. C’est une des raisons qui font que je l’aime.
Andrew regarde sa mère et Orson en ne comprenant rien.
M. Dinsmore : Ca signifie que vous allez arrêter complémentent ? Je sais que vos fans espèrent un second ouvrage, y compris ma femme.
Bree : C’est gentil mais j’ai décidé de me concentrer sur d’autres projets. Oui, son unique ambition maintenant est de devenir Madame Orson Hodge. Et au risque de paraître égoïste, je suis heureux de devenir le seul pour lequel elle va cuisiner.
M. Dinsmore : Etes-vous prête à jeter un œil aux contrats que j’ai envoyés ?
Bree en regardant Orson : Je les ai laissés en haut.
Orson : Je vais vous montrer les bureaux avant que la démolition commence.
Orson entraîne M. Dinsmore pour se diriger dans les bureaux en laissant Andrew et sa mère seuls.
Andrew : Tu te débarrasse de ton bureau ?
Orson avant de sortir de la pièce : On n’en a plus besoin, et Bree sait que j’ai toujours voulu avoir une salle de jeux.
Andrew à l’adresse de sa mère : Alors, c’est ton unique ambition de devenir Madame Orson Hodge ? Je dois savoir. Pourquoi tu laisses Orson vendre ta société ?
Bree : C’était mon idée. Mon travail met mon mariage en péril. Je n’avais pas réalisé que c’était aussi dur pour Orson.
Andrew : D’accord, il n’est pas heureux. Achète-lui des clubs de golf, met-le sur piles mais ne lâche pas ce à quoi tu as travaillé si dur.
Bree : Tu sais pourquoi mon livre se vend bien ? Parce qu’il est authentique. Je crois vraiment aux traditions d’antan sur lesquelles j’écris. Je crois aux hommes qui ouvrent la porte aux dames et aux enfants qui respectent leurs aînés. Je crois aussi que parfois, les femmes doivent faire des sacrifices pour leur mari. Je serais la pire des hypocrites si je prêchais ces valeurs sans les respecter moi-même.
Andrew : J’ai pigé. Tu aimes Orson et tu es prête à vendre ta société pour le prouver. Ce que je me demande, c’est que s’il t’aime aussi, pourquoi voudrait-il que tu arrêtes de faire ce qui te rend heureuse ?
Il regarde sa mère longuement mais elle ne dit rien. Il s’en va alors de la cuisine n’y comprenant plus rien.
Boulot de Lynette et Carlos
Lynette toque à la porte : Je dérange ?
Lucy : Qu’est-ce qu’il y a ?
Lynette : J’ai apporté un petit cadeau.
Lynette lui tend une figurine
Lucy levant les yeux : Oh, c’est gentil.
Lynette : J’ai pensé que ça ajouterait une jolie pièce à votre collection
Lynette pose la figurine en verre au milieu des autres. Lucy regarde la pièce et l’enlève pour la mettre devant elle.
Lucy : Je savais que c’était vous.
Lynette : Pardon ?
Lucy : Vous vous êtes plainte de moi au chef.
Lynette : Je ne suis pas certaine de vous suivre.
Lucy : Vous m’avez poignardée dans le dos et là, vous la jouez naïve ? D’après Carlos, certains ont des problèmes avec moi et je devrais surveiller mon comportement. Et je me suis dit, qui sont ces « certains » ? Et puis, ça m’est venu…C’est la bonne pote de voisine.
Lynette : Carlos et moi, on a parlé mais j’ai cru qu’il m’avait envoyée promener.
Lucy : C’est ça votre défense ? Vous pensiez que votre combine n’avait pas marché ?
Lynette rigolant et mal à l’aise : J’admets que c’est un peu moyen, mais jusqu’à ce que je trouve mieux…
Lucy se levant : la prochaine fois que vous avez un souci avec moi, vous savez où est mon bureau.
Avant de sortir de son bureau, elle se retourne pour faire face à Lynette.
Lucy : Et en ce qui concerne le vendredi soir, considérez-le comme un travail permanent. Si vous êtes aussi nulle pour entraîner que vous l’êtes en diplomatie, votre fille ne ratera pas grand-chose.
Lucy sort du bureau laissant Lynette seule. Elle regarde la figurine et d’un doigt, la pousse et elle se casse en deux.
Bree est dans la cuisine avec le regard triste quand Orson ouvre la porte. Elle se trouve de dos.
Orson : J’ai trouvé les contrats. Tout est en ordre.
M. Dinsmore : Il ne manque que votre signature.
Bree se retournant : Monsieur Dinsmore, ça vous dérange si je parle à mon mari pendant un instant ?
M. Dinsmore : Je vous en prie, allez-y. J’attends dehors.
Monsieur Dinsmore s’en va les laissant seuls.
Orson : Qu’y a-t-il ?
Bree : Tout ça va trop vite.
Orson : Oui, c’est vrai. Mais c’était ton idée.
Bree : J’ai une nouvelle idée. J’aimerais attendre.
Orson : Attendre ? J’en ai besoin pour guérir.
Bree : Donne moi juste un an. Ce n’est pas trop demander, si ?
Orson : Tu m’as fait une promesse. Il faut que tu la tiennes.
Bree : Pense à toute cette société que j’ai créée à partir de rien, comment elle m’apporte joie, fierté et sens du travail accompli. Est-ce que c’est vraiment quelque chose que tu veux que j’abandonne ?
Orson : Oui.
Orson la regarde alors que les yeux de Bree redeviennent tristes. Il lâche ses mains pour aller vers la porte.
Orson : Monsieur Dinsmore, vous pouvez revenir, s’il vous plaît ?
M. Dinsmore : Tout est prêt.
Bree se retourne : En fait, non. Je ne vends pas.
M. Dinsmore : Je vous demande pardon ?
Bree : Dites à votre femme que je ferais un second livre finalement.
M. Dinsmore : Navré de l’apprendre.
M. Dinsmore s’en va alors qu’Orson regarde Bree.
Orson : Et mon problème ? Je vais peut-être recommencer à voler.
Bree : Vole ce qu’il te faut mon amour. Mais ça ne sera pas ma société.
Elle s’en va laissant Orson seul dans la cuisine.
Forêt
Katherine arrive au salon avec une tasse à la main alors que Mike dort sur le divan. Dave est assit à la table.
Katherine : Regarde-le. Il est déjà crevé.
Dave : Voilà ce que ça fait, un jour entier à pêcher.
Katherine : Il va avoir besoin de toute son énergie pour notre randonnée de demain, non ?
Dave : En fait, je ne pense pas venir avec vous. Mon genou fait des siennes.
Katherine : On a qu’à attendre après-demain et on verra comment tu te sens ?
Dave : Non ça va. Je vais rester ici. En plus, c’est une randonnée tellement romantique. Vous devriez y aller en couple.
Katherine : Tu as toujours un comportement remarquable.
Dave : Ah bon ?
Katherine : On dirait que tu prends tout du bon côté. Comme si tu voyais naturellement le verre à moitié plein.
Dave : J’aimerais que ça soit naturel. J’ai dû apprendre à réagir comme ça. Avec ce qui m’est arrivé, je n’aurais jamais pu survivre, sinon.
Katherine : C’est quoi, ton secret ?
Dave : J’ai réalisé que…j’attendais que quelqu’un arrange les choses. Mais personne ne comptait le faire. C’était à moi de m’en charger. J’ai dû décider de ce qui importait et de foncer. J’ai dû me forcer à devenir heureux.
Katherine : Et tu l’es ? Heureux ?
Dave : J’en prends le chemin. Tu devrais aller te coucher. Une rude journée t’attend.
Katherine se lève pour aller se coucher. Dave reprend son verre de vin et regarde Mike.
Maison des Solis
Carlos au téléphone : Enfin Lucy, pourquoi t’as accepté cette réunion ? On dépasse déjà les limites. D’accord. Rendez-vous à 7h en salle de conférence.
Il raccroche alors qu’il est arrivé dans la chambre.
Gaby : Bonsoir.
Il se retourne pour voir Gaby avec un peignoir en soie.
Carlos : Salut, chérie. Qu’est-ce que tu fais debout ?
Gaby : J’arrivais pas à dormir. J’avais un peu chaud.
Elle enlève son peignoir pour se retrouver en dessous noir et blanc devant lui. Il la regarde fixement sans rien dire.
Gaby : Ca va mieux. On dirait que tu as un peu chaud, toi aussi.
Elle se rapproche de lui.
Carlos : Je vois où tu veux en venir.
Gaby : Si c’était vrai, t’aurais déjà le pantalon à la hauteur des chevilles.
Elle commence à détacher sa cravate et elle le pousse sur le lit.
Carlos : Gaby, tu fais quoi ?
Gaby : Je libère l’ado excité caché en toi. Allé, deux seins, dépêche toi.
Carlos : Bon sang, Gaby. Ca devait attendre ce week-end. Je suis fatigué.
Gaby : C’est pas mon problème.
Carlos : Et pourtant si ! Si le grand Carlos est fatigué, c’est pareil pour le petit Carlos.
Gaby : Ecoutez moi les deux Carlos. J’ai pas porté un string toute la soirée pour le plaisir. Tu vas coucher, je te le dis.
Il la retourne pour se retrouver sur elle.
Gaby : C’est mieux comme ça !
Carlos : Je suis réveillé. En fait, Ca te dit qu’on pimente le truc ?
Carlos l’attache alors au barreau du lit.
Gaby : J’avais oublié qu’on les avait rangées là. Ca va être sympa.
Carlos : Voilà, c’est comment ?
Gaby : Serré, comme j’aime.
Carlos : Moi aussi.
Il se penche pour lui faire un bisous et se relève.
Carlos : Bonne nuit.
Gaby : Carlos, où tu vas ?
Carlos : Prendre quelques heures de sommeil avant de retourner bosser.
Gaby : Carlos, reviens ici !
Mais Carlos est déjà hors de la chambre.
Gaby : Tu veux bien me gratter le nez, au moins ?
Ecole
Les élèves sont les uns derrière les autres pour remettre leur dessin à Susan, leur professeur.
Susan : Amy, c’est très joli.
Amy s’en va laissant la place à un petit garçon.
Susan : J’aime beaucoup les couleurs que tu as utilisées.
Le garçon s’en va et une autre petite fille avance.
Susan : Danielle, c’est vraiment magnifique.
Danielle s’en va et Susan relève la tête pour s’apercevoir qu’il ne reste plus que Evan. Il se lève et s’approche lentement du bureau avec son dessin collé contre lui. Susan agrippe le bord de la table. Elle appréhende beaucoup de voir le dessin. Evan pose le dessin sur le bureau. Susan constate alors que c’est une maison avec un soleil.
Susan : Evan, c’est très beau. Tu as bien respecté la consigne. Beau travail !
Evan : C’est pas le mien. Annie m’a demandé d’apporter le sien. (il enlève le dessin) C’est celui-là le mien.
Susan est horrifiée de voir un dessin identique au précédent avec quelqu’un qui poignarde une autre personne avec une épée. Elle regarde Evan qui sourit.
Maison de Edie
Edie arrive à la cuisine, ouvre le paquet de feuille pour le mettre dans le fax.
Forêt
Katherine et Mike finissent de se préparer pour partir en randonnée. Dave est encore en train de dormir.
Katherine à l’attention de Mike : Le réveille pas.
Ils s’en vont le laissant dans la maison. La porte se referme et on voit que Dave ouvre les yeux. Il enlève la couverture et on peut apercevoir qu’il est habillé.
Edie met les feuilles dans le bac et referme le fax.
Dave court dans la forêt avec son fusil à la main.
Edie reçoit enfin le fax et lit l’article.
Dave arrive près d’un tronc d’arbre où il se cache. Il voit alors Mike et Katherine. Il pointe son fusil sur eux. Il vise Katherine qui s’est arrêtée pour reprendre son souffle. Il hésite puis tire mais le cou arrive dans l’arbre à côté de Katherine. Elle se baisse par réflexe et se relève alors que Mike la prend par les épaules.
Katherine : C’était quoi ?
Mike : On s’en va.
Dave prend son téléphone portable et lit le message « Je sais tout. Rentre tout de suite. Edie ».
Mike et Katherine court alors que Dave vient à leur rencontre.
Dave : J’ai entendu un coup de feu. On aurait dit un fusil de chasse.
Mike : Katherine a failli être touchée.
Dave : Vous allez bien ?
Katherine : Oui, je pense
Mike : C’est un parc naturel. Il est interdit de chasser
Dave : Je crois que ces types s’en moquent.
Katherine : Je veux rentrer. On peut ?
Mike : Bien sûr. On va rassembler nos affaires et on s’en va. Je suis désolé (à l’adresse de Dave)
Mike et Katherine s’en vont en direction du chalet alors que Dave reste sur place.
Dave : Et moi donc.
Maison des Solis
Gaby est au salon et ouvre une boîte pour y découvrir une paire de chaussure. Elle n’est même pas heureuse. Elle remet la chaussure dans la boîte et prend le petit carton où il est inscrit « Désolé pour hier soir. Je t’aime. Carlos ».
Gaby : Juanita ! Célia ! Mettez vos manteaux ! On va voir papa.
Maison de Susan
Susan ouvre la porte pour se retrouver devant Karl.
Karl : Montre le moi.
Susan : Pour ton information, j’aurais dû le montrer à la psy. Mais je l’ai pas fait, parce que ce genre d’expression libre mène généralement à un renvoi.
Karl : Montre le moi, c’est tout.
Ils sont à la cuisine et Susan lui montre le dessin.
Karl : Bordel.
Susan : Effectivement, bordel. Il y a un souci. Ton fils a de gros problèmes de colère, et on doit trouver d’où ça vient.
Karl : Je sais d’où ça vient. C’est sa mère, là-dessus.
Susan regarde le dessin puis remonte les yeux sur Karl : Marisa ?
Karl fait oui de la tête
Susan : Pourquoi il la dessinerait comme ça ?
Karl s’asseyant : Elle est partie…Il y a un mois et demi.
Susan s’asseye à son tour, mal à l’aise.
Karl : Un jour, en me réveillant, je l’ai trouvée avec ses valises prêtes. Elle m’a dit qu’elle était dépassée, qu’elle aimait Evan mais qu’elle était pas faite pour être mère.
Susan : Et elle est partie ?
Karl : Et je me retrouve tout seul à élever ce gosse. Et il est évident que je m’en sors pas vraiment bien. Tu dois jubiler.
Susan : Pourquoi ?
Karl : Parce que je t’ai fait la même chose.
Susan : Oh, ouais.
Karl : Je comprends ta réaction quand on se croise, je vois pourquoi ça t’énerve. J’avais jamais compris jusqu’à présent.
Susan : Avant, j’espérais qu’un jour, tu saches l’effet que ça fait, mais maintenant que tu le sais…j’en suis désolée.
Karl la regarde en souriant un petit peu. Susan lui prend alors sa main.
Boulot de Lynette et Carlos
Gaby arrive au boulot de Carlos avec ses deux filles et voit le bureau de Lynette. Elle s’avance et Lynette est surprise de la voir.
Gaby : Oh. Sympa ton bureau. T’es occupée, apparemment. Je veux pas te déranger. Je voulais déposer les filles pour pouvoir parler à Carlos. Allé les filles, amusez-vous bien avec tatie Lynette.
Elle s’en va et les filles regardent Lynette. Cette dernière ne sait pas trop quoi faire et reste plantée à son bureau en les regardant.
Gaby arrive vers Carlos et lui balance le carton de chaussure sur le bureau.
Gaby : Tu crois pouvoir m’acheter avec ça ?
Carlos : Gaby, c’est pas le moment.
Gaby : On n’a qu’à en parler ce soir mais qui sait si tu vas rentrer ?
Carlos : Bon sang, Gaby. (il se lève pour aller fermer la porte de son bureau) C’est toi qui m’a poussé à prendre ce boulot. Depuis, tu n’as fait que de te plaindre de mon assiduité.
Gaby : Tu as raison et je m’en excuse. Mais…J’ai peur. On devient ce qu’on était. Je me sens mal, tu bosses tout le temps, tu m’achète avec des cadeaux, t’es trop fatigué pour me montrer ton amour. On a déjà fait ses erreurs Carlos. Pour l’amour du ciel, évitons de les refaire.
Carlos : Je me suis engagé, Gaby. Je ne peux pas me retirer comme ça.
Gaby les larmes aux yeux : Je le sais bien et c’est ça qui me fait vraiment peur.
Juanita : On s’ennuie
Lynette : Je vous ai donné des sodas, non ? Vous avez pu utiliser le destructeur de papier.
Juanita : Y a pas des jouets ?
Lynette : Non, mais j’ai une perforeuse. Désolée, j’ai pas mieux. Venez.
Juanita et Celia arrivent devant le bureau de Lucy et voient les figurines en verre. Lynette est déjà dans son bureau.
Juanita : Et ces trucs en verre ? Ils sont jolis, je peux en prendre un ?
Lynette revenant sur ses pas : C’est pas fait pour jouer, à moins que tu veuilles voir quelqu’un devenir hystérique. En fait, ça m’a l’air très amusant. Si seulement je pouvais vous en empêcher…
Elle les pousse à l’intérieur du bureau. On les voit plus tard jouer avec les figurines alors que Lucy arrive à la porte de son bureau.
Lucy : Qu’est-ce que vous foutez ?!?
Juanita : On joue. On a l’air de faire quoi ?
Lucy se retourne et voit une femme de ménage. Elle s’adresse à elle en ayant Juanita et Celia devant elle.
Lucy : Ce sont vos filles ? Elles jouaient dans mon bureau avec mes figurines qui sont importées. Elles valent pas mal de dinero. Vous comprenez ce que je dis ?
Carlos en arrivant avec Gaby : C’est quoi ces cris ?
Lynette : Aucune idée. Je suis aussi inquiète que toi.
Lucy : Je vais vous l’expliquer clairement. Boulot ? Si. Garderie ? No.
Carlos en arrivant près de Lucy : Lucy, que se passe t’il ?
Lucy : Certains ne semblent pas comprendre qu’ici on bosse et que leurs gosses doivent rester à la maison !
Carlos : C’est à moi que tu devrais t’en prendre alors.
Il fait signe de la main à ses filles de venir vers lui et Gaby.
Carlos : Ce sont mes filles.
Lucy : Je ne le savais pas. Je croyais que c’était les siennes parce que…Partez, vous voulez bien ? Désolée.
Carlos : Et si c’était ses filles ? C’est comme ça que tu parles aux gens ?
Lucy : J’ai dit que j’étais désolée. Je fais tout pour qu’on obtienne ce contrat. On dirait que le stress m’atteint.
Carlos : Il nous atteint tous. C’est peut-être le signe qu’il faut changer de méthode.
Lucy : On veut jouer dans la cour des grands. C’est pas le moment de se relâcher. Tu veux que cette boîte réussisse, non ?
Carlos : Je veux une entreprise qui traite ses employés correctement et qui les laisse rentrer le soir pour voir leur famille.
Lucy : Ok. Je sais que je ne suis pas douce. Mais tu m’as embauchée pour faire de cette boîte la meilleure. Alors, si tu n’en as pas envie, je ne suis pas celle qu’il te faut.
Carlos : C’est exactement ce que je pensais.
Lucy : Qu’est-ce qui t’a pris ? L’ancien Carlos ferait tout pour être le meilleur.
Carlos : J’imagine que je ne suis plus l’ancien Carlos.
Gaby caressant les cheveux de sa fille sourit en entendant les paroles de Carlos.
Lucy : Très bien.
Lucy retourne dans son bureau tandis que Carlos s’en va. Lynette arrive et met sa tête dans l’entrebâillement.
Lynette : N’oubliez pas vos petits animaux !
Maison de Bree
Orson est en train de placer une couverture sur le divan quand Bree arrive de la cuisine.
Bree : Orson, monte s’il te plaît. Je sais que ce canapé te fait mal au dos.
Orson : Ne t’inquiète pas. Ca m’ira très bien.
Bree : Je sais que tu es déçu mais il faut que tu saches que je veux vraiment trouver un moyen de te rendre heureux.
Orson : Moi aussi.
Il éteint la lumière et se couche sur le canapé. Bree, résignée, monte se coucher. Il se relève quelques instants plus tard.
Dave, Katherine et Mike sont de retour dans le quartier. Dave s’en va en laissant ses affaires dans le coffre de la voiture.
Mike : Et tes affaires ?
Dave : Je peux les récupérer demain ? Je veux vraiment rentrer.
Orson est dehors et voit une maison où il y a la fenêtre ouverte. Il sourit et s’avance.
Dave ouvre la porte d’entrée et pénètre dans la maison. Edie est assise en bas des marches des escaliers avec un verre de vin à la main.
Edie : Je me suis toujours demandé pourquoi tu voulais tant vivre à Wisteria Lane. Tu disais qu’on serait heureux ici et je voulais te croire. Mais il s’est avéré…que tu voulais juste te rapprocher de Mike Delfino.
Elle lui montre alors le fax qu’elle a reçu avec l’imprimé de l’article du journal sur l’accident.
Dave : Qui t’a donné ça ?
Edie : Personne me l’a donné. J’ai fait des recherches. Tu me crois trop conne pour ça ?
Elle se lève et va à son encontre pour lui mettre la feuille sur son torse.
Dave : Ca n’a aucun sens.
Edie : Tout es là. L’accident, l’acquittement de Mike, il est même évoqué que…David Dash n’a pas pu venir aux funérailles parce qu’il a fait une dépression nerveuse.
Dave : Chérie, laisse moi t’expliquer.
Edie : Alors, maintenant tu veux m’expliquer ? Et si tu commençais par m’expliquer pourquoi tu m’as épousée ?
Dave : Je t’ai épousé par amour.
Edie : Non ! Tu m’as épousée parce qu’il te fallait une couverture pour te rapprocher de l’homme qui a tué ta famille.
Dave : C’est ridicule
Edie : Ouais, c’est de la folie. Mais tu l’as fait pour ça. Et tu vas faire quoi maintenant ? Tu vas lui faire du mal ?
Dave ne répond pas et la regarde intensément.
Edie : C’est la seule…explication logique. Et je ne veux savoir qu’une chose,
Il pose un morceau de papier et ses clés sur le meuble de l’entrée alors qu’Edie marche contre le fond de la pièce. Elle est dos à lui.
Edie : qu’est-ce que t’as foutu pendant tout ce temps ?
Dave s’approchant de sa femme : Chérie, tu ne te sens pas bien. Viens, monte te coucher
Edie : Dis-moi la vérité, espèce de monstre. Tu nous as fait déménager ici pour faire du mal à Mike Delfino ?
Dave : Il a détruit…tout ce que j’ai jamais aimé, et il n’a jamais été puni. Il faut que je rétablisse la justice.
Edie se dégageant de ses mains en pleurant : Pourquoi ? Mais pourquoi t’as fait ça ? On aurait pu être tellement heureux.
Elle s’avance dans le salon et s’empare du téléphone posé sur la table basse.
Dave : Qu’est-ce que tu fais ?
Edie : Je vais le prévenir avant que tu…avant que tu fasses n’importe quoi.
Dave : Edie, arrête.
Il s’avance vers elle furieux.
Dave : Donne-moi ça.
Il le lui prend des mains et met son autre main autour de son cou. Elle se débat et il met sa deuxième main autour du cou. Il l’étrangle et elle garde les yeux grands ouverts. A un moment de lucidité, il la lâche. Elle se relève péniblement et Dave se met en arrière et commence à pleurer. Elle prend ses clés et sort de la maison.
Orson est à l’intérieur d’une maison. Il porte une cagoule noir et est en train de voler des affaires personnelles. Mais il se fait surprendre par la propriétaire qui lui assène un coup à la tête avec une batte de base-ball.
Femme : Sortez de là ! Dégagez de chez moi !
Orson se relève et sort de la maison.
Femme : Je vais appeler la police ! Vous m’entendez ?
Edie conduit et essaye d’ouvrir son portable pour appeler quelqu’un mais elle voit Orson au milieu de la route et dévie sa voiture pour se prendre un poteau électrique. Le câble se casse et tombe.
Orson prend peur et s’échappe.
Edie est assomée contre le volant de sa voiture.
Mary-Alice voix off : La vie est pleine de chocs désagréables. Et ils semblent toujours se produire…lorsque l’on s’y attend le moins.
Edie relève la tête et se passe une main sur le front. Elle ouvre sa portière et met un pied à terre qui rencontre une flaque d’eau. Elle a toujours une main sur la portière et le câble la touche. Elle se fait électrocutée. Elle tombe par terre.
Mary-Alice voir off : Et une fois que l’on a été secoué, la question devient, y survivra t’on ?
La caméra se déplace vers Edie et surtout vers sa main. Elle bouge alors un doigt.
A suivre…
FIN








