Script VF
Un billet est sur le sol du quartier de Wisteria Lane.
Mary-Alice voix off : Les gens ne parlent pas d’argent en banlieue…
A cause du vent, il s’en va.
Mary-Alice voix off : Surtout parce qu’ils n’en ont pas besoin. Ceux qui en ont le montre.
Edie sort un paquet de la voiture.
Mary-Alice voix off : avec leurs nouveaux vêtements.
Elle rejoint l’arrière du véhicule pour aller vers Dave qui tient énormément de sacs dans ses mains.
Mary-Alice voix off : Leurs électroménagers hors de prix.
Lee gesticule aux livreurs de faire attention avec le paquet.
Orson : Celles-ci sont bonnes…
Mary-Alice voix off : et leur pelouse impeccable. Ceux qui n’en ont pas le laisse deviner par des barbecues en piteux état…
Mike, dans son garage, contemple son grille en mauvais état.
Une femme sort de chez elle et regarde l’état de sa maison.
Mary-Alice voix off : des murs nécessitant une couche de peinture…et des voitures de collections
Lynette arrive près de la voiture avec les clés à la main.
Mary-Alice voix off : qui doivent être vendues.
Lynette prend le panneau « A vendre » et le retire.
Lynette : Et voilà Walter, elle est à vous.
Walter : C’est génial ! Où est Tom ?
Il prend les clés et veut grimper dans la voiture.
Walter : Je veux le remercier, c’est le plus beau jour de ma vie.
Lynette : Il est à l’intérieur mais il vous souhaite bonne route entre 2 sanglots.
Walter démarre et s’en va avec le sourire aux lèvres. Lynette le regarde partir et Katherine vient à sa rencontre.
Katherine : Où va cet homme avec la voiture de Tom ?
Lynette : Cet homme est Walter Brotski et il vient de l’acheter.
Katherine : Tom adore cette voiture. Pourquoi la vendre ?
Lynette : On peut plus payer la crise de la quarantaine de Tom.
Katherine sourit à cette remarque.
Lynette : Voilà l’histoire. On est…un peu fauché.
Katherine la regarde et perd un peu de son sourire.
Lynette : Entre les frais de justice pour Porter et ce no man’s land qu’on appelle restaurant…
Katherine : Je croyais qu’il tournait bien.
Lynette : Quand les temps sont durs, les gens sacrifient des trucs comme les pizzas ou les voitures de sport.
Katherine se tournant vers elle : Je suis désolée. Je savais pas.
Lynette : C’est pas grave. Garde-le pour toi. C’est un peu gênant.
Katherine : Y a pas de raison. C’est la crise. On est tous dans le même bateau.
C’est à ce moment que Bree arrive avec une superbe voiture toute souriante.
Bree : Bonjour mesdames, vous en dites quoi ?
Katherine : T’as une nouvelle voiture ?
Bree : Mon livre est dans la liste des best-seller du « Times ». Ils parlent d’un contrat sur 3 livres alors j’ai eu envie de faire des folies. Oh, et regardez ce qui est tombé sur mon pare-brise au stop !
Elle leur montre un billet d’argent.
Bree : La vie est belle.
Elle se repare les laissant seules.
Mary-Alice voix off : Les gens ne parlent pas d’argent en banlieue. Car quand ils le font, ils en énervent d’autres.
Lynette la regarde avec un regard méchant.
Mary-Alice voix off : Dès qu’un habitant de Wisteria Lane achète une nouvelle voiture, un petit rituel est observé.
Gaby, Katherine et Edie observe la nouvelle voiture de Bree.
Bree : Alors, vous la trouvez comment ?
Edie : Elle est belle !
Katherine : Je suis jalouse.
Gaby : J’aimerais avoir la même.
Mary-Alice voix off : Mais ce jour-là, l’une des amies de la propriétaire refusait de participer au rituel. Et encore plus curieusement, la propriétaire de la voiture en question ne le remarquait même pas.
Lynette se tient à côté de la voiture mais ne dit pas un mot.
Bree : Regardez, il y a même un frigo.
Les trois amies regardent à l’intérieur avec la bouche ouverte.
Bree : Selon le vendeur, il y a assez de place pour du champagne et 2 boissons fraîches. En plus, le mieux, c’est qu’elle est hybride donc on l’entend à peine. Regardez.
Lynette : En fait, je dois aller travailler. Mais, félicitations Bree. C’est une merveille.
Elle s’en va en vitesse. Bree ne comprend pas sa réaction et se tourne vers les autres pour avoir leur opinion. Elles se concertent derrière la voiture.
Bree : C’est moi ou c’était un peu froid ?
Katherine : Le prend pas pour toi. Je crois qu’elle a d’autres choses en tête.
Bree : Quelque chose ne va pas ?
Katherine : Apparemment, Tom et elle ont des problèmes d’argent. Ils ont dû vendre la voiture de Tom.
Edie : Et vous savez, je l’ai vue au centre de recyclage. Elle vendait ses boîtes de conserve.
Gaby : Un peu plus et elle ira vendre ses ovules sur internet.
Bree : Et moi qui agite ma superbe nouvelle voiture sous son nez. Je me sens mal.
Edie : Faut pas. Comment tu aurais pu deviner ?
Bree : Heureusement que je lui ai pas montré comment la voiture se gare seule.
Les filles la regardent l’air envieuses.
Katherine : Mais tu vas nous le montrer, non ?
Bree les regarde : C’est plutôt génial !
Ecole Oakridge
M. Hobson : Ravi de vous revoir Madame Mayer
Susan : Merci de nous recevoir Monsieur Hobson. Diriger une école comme Oakridge ne doit pas vous laisser beaucoup de…
Elle met la main sur la cuisse de son fils pour qu’il arrête de balancer sa jambe.
Susan : temps libre.
M. Hobson : Ravi de rendre service.
Susan : Alors, j’ai cru entendre dire qu’une place pourrait se libérer pour un nouvel élève ?
M. Hobson : J’imagine que vous parlez de l’expulsion des Henderson ?
Susan : Oui. Il a mordu son professeur, non ? Ils ont eu le même problème avec l’aîné, Toby. C’est une famille de mordeurs.
M. Hobson regarde M.J. pour en revenir à Susan : La situation était vraiment malheureuse, mais…On ne peut pas tolérer ce genre de comportement.
Susan regarde son fils et lui enlève la capuche qu’il se met sur la tête.
Susan : Vous n’aurez pas ce genre de problème avec M.J. Il est si bien élevé.
M. Hobson : Je sais combien vous voulez qu’il entre à Oakridge. Vous nous avez appelés toutes les semaines ces 5 derniers mois.
Susan : J’ai été trop insistante. Il ne faut pas que ça pénalise M.J. C’est un enfant si intelligent. Dis quelque chose en espagnol.
M.J. : Je m’ennuie.
Susan mal à l’aise : Ennuie-toi en espagnol.
M. Hobson : Détendez-vous. On aimerait beaucoup acceuillir M.J.
Susan : Vraiment ?
M. Hobson : Oui. En fait, son nom était le premier sur la liste d’attente.
Susan soulagée : C’est fantastique !
Elle embrasse M.J.
M. Hobson : Voici un calendrier pour vous. Voilà des formulaires à remplir pour l’assurance. Et les frais de scolarité. Comme vous le voyez, ça a augmenté d’un chouia.
Susan en regardant la feuille : D’un gros chouia. Vu qu’on prend qu’en milieu d’année, on paye la moitié ?
M. Hobson : Oui. On a déjà fait le calcul. C’est la moitié.
Susan bouchant ses jambes : Fantastique.
M.J. lui met alors la main sur la cuisse pour qu’elle arrête de bouger ses jambes.
Maison des Solis
Gaby est en train de remettre les coussins du canapé en ordre quand Carlos arrive dans le hall.
Gaby : J’ai pensé à un moyen de fêter notre anniversaire la semaine prochaine.
Carlos : T’aimerais aller dîner au Palmier ?
Gaby : Au Palmier ? Le Palmier où ils n’affichent même pas les prix sur le menu ?
Carlos fait oui de la tête.
Gaby : Chéri, on rembourse encore notre découvert.
Carlos : Plus maintenant. J’ai conclu l’affaire. J’ai eu la prime.
Gaby folle de joie lui sautant dans les bras : Oh mon dieu ! C’est génial ! Pourquoi tu m’as pas dit ça quand tu voulais faire l’amour ce matin ? T’aurais conclu là aussi. On est riche à nouveau ! Alléluia !
Carlos : On n’allume pas encore des cigares avec des billets de 5 mais on est sur la bonne voie.
Gaby s’asseyant sur le bord du canapé : On va redevenir ce qu’on était…Les anciens Carlos et Gaby. Tu sais quoi ? Je porterais la même robe que le soir de ta demande en mariage.
Carlos souriant : Tu rentres toujours dedans ?
Gaby le regarde méchemment.
Carlos : On est riche ! Allélulia !
Gaby : T’as pas remarqué que je me bougeais les fesses ? J’ai presque retrouvé le poids que j’avais quand on s’est marié !
Carlos : Je voulais juste dire que…Pas besoin de porter une vieille robe. Je t’en achèterais une nouvelle.
Gaby : Ce sera beaucoup plus romantique. Un bon lavement et je retrouve mon ancien tour de taille !
Elle lui fait un bisou et s’en va en direction des escaliers.
Carlos : J’appelle le restaurant. Ils pourront marquer ça sur le gâteau.
Garage des Scavo
Tom est en train de nettoyer une tâche d’huile avec un chiffon et lève les yeux pour voir Bob et Lee le dévisager.
Bob : Désolé. Je sais à quel point tu aimais cette voiture.
Tom en regardant le chiffon : C’est tout ce qu’il me reste d’elle. Je l’ai appelée « Foxy ». Vous voulez savoir pourquoi ?
Lee : Non.
Dave arrive à ce moment : Alors, t’as vendu ta voiture ?
Tom en se relevant : On avait besoin d’argent. Le restaurant coule. Les gens veulent pas acheter les pizzas des parents d’un présumé pyromane.
Dave : Mais Porter n’a rien fait.
Bob et Lee assistent à la scène mais ne savent plus où se mettre.
Tom : Certains pensent peut-être qu’il est coupable, ou alors c’est à cause de la crise. Ou les deux. J’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est que je conduis une familiale pendant qu’un autre type est en virée avec Foxy.
Dave : Je suis désolé mon pote.
Bob regarde Lee en secouant la tête. Dave met une main sur l’épaule de Tom.
Dave : J’aimerais pouvoir faire quelque chose.
Bob : On va s’en aller. Mais si on peut t’aider, préviens-nous.
Il s’approche de lui et le prend dans ses bras.
Tom : Merci.
Lee regarde Bob s’en aller et finalement donne une petite tape sur l’épaule à Tom avant de s’en aller en courant pour rejoindre Bob.
Lee : Qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Bob : Rien du tout.
Lee : Comme si j’allais te croire. Pourquoi tu te rappelles jamais à qui tu as affaire ? Je peux faire ça toute la journée.
Bob : Parfait.
Bob s’arrête et se met devant Lee.
Bob : Le jour où Porter a été relâché, je regardais les pièces à conviction envoyées par le procureur.
Lee : Et ?
Bob : Le témoin qui a vu Porter dans la réserve du club, le seul qui le reliait directement à l’incendie…c’était le copain dévoué de Tom…Dave Williams.
Lee : Quoi ?
Bob et Lee regardent au loin Dave.
Bob : Porter n’était même pas dans le bâtiment. A quoi joue Dave ?
Lee : J’en sais rien mais il faut leur dire.
Bob : Ca va dégénérer.
Lee : Ca me dérange pas.
Bob : Les accusations ont été retirées. Ca nous regarde plus. En plus, il y a un truc chez ce Dave qui me fait peur.
Bob s’en va tandis que Lee se retourne pour voir Dave mettre la main sur l’épaule de Tom. Il reste pensif pendant quelques instants.
Maison des Solis
Gaby a mit sa robe rouge mais la femme qui l’aide n’arrive pas à la fermer.
Gaby : Je suis qu’à quelques kilos de la taille mannequin.
Femme : Vous voulez que je l’élargisse ?
Gaby : Ce serait de la triche. Je vais retourner pisser.
Femme : C’est normal. Vous avez eu 2 enfants. Les formes changent. Laissez faire la nature, je l’ai fait moi.
Gaby : Jean, c’est pas juste la nature. Le fromage vous a aidée. Oui, je l’ai dit. Faites l’ourlet maintenant. Et cette fois, essayez de pas laisser les bords s’effiler.
Jean se baisse pour faire l’ourlet alors que Gaby regarde à l’extérieur. Elle aperçoit quelqu’un et court pour ouvrir la fenêtre.
Gaby : Edie ! Attends !
Gaby retourne à l’intérieur alors qu’Edie lève les bras pour signifier qu’elle n’a pas le temps. Gaby sort de chez elle avec Jean.
Gaby : N’oubliez pas, le fermoir est cassé
Jean : Je le changerais. Ca sera peut-être pas assorti mais vos cheveux le cacheront.
Gaby : Carlos m’emmène au Palmier pas au bistrot. Rendez-la parfaite.
Elle lui met la robe dans les bras et Jean s’en va alors qu’Edie arrive près d’elle.
Edie : Je vois que Jean est de retour.
Gaby : Les temps sont bons.
Edie : Pas pour elle.
Gaby : Mme McCluskey m’a dit que tu avais perdu 3 kilos en un jour. Comment ?
Edie : J’étais bourrée et j’ai vomi sur sa pelouse.
Gaby : Non, pas ça. Elle a parlé d’un camp militaire.
Edie : Ouais. C’est nouveau. Très militaire, très intense.
Gaby : Parfait. J’essaie de rentrer dans une ancienne robe. C’est ce qu’il me faut.
Edie : Oublie. Tu ne peux pas y entrer sans recommandation, et je te recommanderai pas.
Gaby : Pourquoi ?
Edie : Tu me ferais honte. C’est du vrai sport pas la position du lotus suivie d’un latté moka.
Edie s’en va en continuant à courir.
Gaby : T’as juste peur que je devienne plus belle que toi !
Edie revient en arrière en continuant à courir.
Edie : Rendez-vous à 6h au parc. Prépare toi à mourir.
Gaby la regarde partir en souriant.
Maison de Susan
Mike et Susan regardent des documents.
Mike : Ce sont les frais de scolarité ? On va dépenser l’argent de la fac pour le CP.
Susan : Je sais. On va devoir faire quelques sacrifices.
Mike : Comme manger ou se chauffer
Susan : Tu connais les problèmes qu’il y a à son école. Et avec toutes les réductions de budget…Cet endroit est génial.
Mike : J’ai pas dit le contraire. J’adorerai qu’il y aille. Je peux rien faire.
Susan : On doit trouver un moyen. J’ai plus d’éditeurs et mes livres ne se vendent pas comme des petits pains. Tu peux faire des tournées supplémentaires ?
Mike : Oui, bien sûr, dès qu’on inventera les journées de 30 heures. Je me tue au travail.
Susan : Et ce gros boulot sur lequel tu es depuis 3 mois ? T’as fait quoi de cet argent ?
Mike : On n’est plus marié. Et ce que je fais avec mon argent ne te regarde pas.
Il commence à s’en aller.
Susan : Si on était encore marié, tu…m’aurais sûrement laissé finir ma phrase.
Maison de Lynette
Bree et Lynette sont à la table de la cuisine et Bree lui tend une enveloppe.
Lynette : C’est quoi ?
Bree : Un chèque. Je sais que Tom et toi traversez une mauvaise passe.
Lynette : Oh. Merci, mais je peux pas accepter.
Elle met l’enveloppe sur la table et la fait glisser jusqu’à vers son amie mais la reprend près d’elle.
Lynette : Ceci dit, j’aimerais savoir quelle somme je refuse.
Elle ouvre l’enveloppe et sort le chèque. Elle ouvre de grands yeux.
Lynette : 20'000 dollars ! T’as vendu combien de livres ?
Bree : On vient de lancer une 2ème édition et ils parlent d’un contrat sur 3 livres. Donc vraiment, j’aurai pas besoin de cet argent.
Lynette : Ca doit être sympa. Mais…je peux pas accepter.
Elle fait glisser l’enveloppe près d’elle.
Bree : Pourquoi ? Où est l’intérêt du succès si on le partage pas avec ceux qu’on aime ?
Lynette : Parce qu’ils ne pourront peut-être pas te rembourser et tu ne les aimeras plus.
Bree : Alors, c’est un cadeau, pas un prêt.
Bree lui refait glisser l’enveloppe.
Bree : C’est pas ton anniversaire bientôt ?
Lynette souriante : Le tien aussi.
Lynette lui redonne l’enveloppe.
Lynette : Je me sentirais gênée quand tu déballeras tes perles de bains à la lavande.
Bree : Allé Lynette. Tu ne peux pas nier que cet argent t’aidera à faire face.
Lynette faisant oui de la tête : En effet. Mais je peux pas. Je ne veux pas que ça affecte notre amitié.
Bree la regarde et reprend l’enveloppe dans sa main.
Lynette : Quoique…
Lynette prend l’enveloppe lentement de la main de Bree.
Lynette : Ca te dirait de posséder des parts dans un restaurant italien ?
Bree : Quoi ?
Lynette : Ce ne serait ni un prêt ni un cadeau. Ce serait un investissement représentant disons…15% de chez Scavo.
Bree : C’est une offre intéressante.
Lynette : Si on se débrouille bien, tu gagnes une partie des bénéfices. Si ça marche pas, on le liquide, et tu récupères les 20'000 dollars. Ensuite, bien sûr, on emménage chez toi. Alors…Affaire conclue ?
Bree : Tout à fait…Associée.
Elles se serrent la main.
Maison des Solis
Gaby est en train de feuilleter un paquet de feuille alors qu’un homme se trouve en face d’elle.
Homme : Certaines trouvent étranges de signer un contrat pour intégrer mon cours. Mais il faut comprendre l’implication que j’attends. Dans le passé, j’ai…
Gaby : Et voilà. J’ai signé.
Homme : Vous l’avez même pas lu.
Gaby : Pas besoin. Je suis prête à tout. Cela dit, je viens d’avoir une manucure, je voudrais pas m’abîmer les ongles.
Homme : Mme Solis…Laissez-moi vous dire ce que j’ai appris dans l’armée israélienne. Un groupe qui n’est pas impliqué échouera. Les femmes qui suivent mon cours du matin sont impliquées. Je commence à penser que vous n’êtes pas assez forte.
Il commence à se lever. Gaby en fait de même.
Gaby : Pas assez forte ? Ecoutez-moi, Monsieur le soldat irakien.
Homme : Israélien.
Gaby : Peu importe. J’ai été mannequin et on sait pas ce qu’est la guerre tant qu’on n’a pas été dans une loge avec des squelettes luttant pour le dernier gâteau de riz. Je suis bien assez forte.
Homme : J’en suis pas certain.
Il se détourne et commence à partir.
Gaby : J’en connais qui suivent votre cours. Ce qu’elles font de plus physique, c’est couper le gâteau.
Homme : Et un tour de terrain !
Gaby : Pardon ?
Homme : C’est dans le contrat. Il y a certains mots que je n’accepte pas. Gâteau, fatiguée, impossible, beignet. Si je les entends, vous devez faire un tour de terrain.
Gaby souriante : C’est un cours de sport. Pourquoi on dirait beignet ?
Homme : Et un autre tour !
Gaby : Bon, je devrais peut-être jeter un petit coup d’œil à ce contrat.
Elle prend le contrat des mains de l’homme et s’asseye pour l’étudier.
Des femmes sont en train de faire des abdominaux.
Homme : Allez vous toutes ! Quand j’étais dans l’armée, on faisait des abdos sous un soleil de plomb. J’ai encore du sable aux fesses. Vous êtes faibles ! Allez ! Allez !
Gaby est, contrairement aux autres, à genoux sur son tapis. Elle est en train de suffoquer.
Edie : Gaby, arrêtes. Tu vas nous causer des problèmes.
Gaby : C’est dur.
Edie : Evidemment. D’où le nom de camp militaire.
Femme : Tiens bon, on est toute passée par là.
Gaby : La ferme, Mona. Je gerbe de l’air.
Edie : Il arrive. Fais des abdos.
Gaby se dépêche de se recoucher pour faire des abdos.
Homme : C’est quoi ces bavardages ?
Edie : Désolée. Elle avait envie de vomir.
Homme en regardant Gaby : J’en ai rien à battre de vos problèmes. Vous vomirez plus tard.
Gaby : Faut qu’on parle.
Homme : Qu’est-ce que vous foutez ? Reposez votre cul !
Gaby levée : Temps mort.
Homme : Temps mort ?
Gaby : C’est sympa cette mise en scène militaire, mais je débute et c’est un peu trop dur.
Homme : Un peu trop dur ?
Gaby : On va bientôt faire une pause ?
Homme : Vous voulez faire une pause ?
Gaby fait signe de la tête.
Homme : Avec du café et des pâtisseries ?
Gaby souriante : Ca donne trop faim. Vous en avez ?
Homme : Non, j’en ai pas ! Donc, sur le tapis sinon je vous mets au tapis !
Gaby : J’ai dit temps mort !
Homme : Y a pas de temps mort ! Vous avez signé un contrat ! Alors, ça suffit !
Gaby : Me parlez pas comme ça. Je paie…
Homme : Allez ! Allez ! Allez !
Gaby se recouche vite fait sur son tapis pour reprendre ses abdos. Il se tourne alors vers le groupe.
Homme : Qui nous l’a amenée ?
Edie : C’est moi ! Désolée Monsieur !
Homme : A cause d’Edie, notre course de 3 kilomètres passe à 6 kilomètres !
Tout le monde désespère alors qu’Edie se tourne vers Gaby avec des yeux vraiment méchant.
Susan sort pour mettre son cornet poubelle à l’extérieur et elle voit Lee et Katherine sur le trottoir.
Lee : Mon dieu ! Regarde-moi ça !
Susan : Qu’est-ce qu’il y a ?
Lee : Faut que tu viennes voir ça.
Katherine : N’en fais pas tout un plat.
Lee : C’est magnifique ! Susan, regarde.
Susan : Je regarde quoi au juste ?
Lee : Le collier.
Susan : Oh, ça ! Il est super !
Katherine : Merci. J’ai une Bar Mitzvah à préparer. A plus tard.
Elle s’en va les laissant seuls.
Lee : Elle en a de la chance. Mike est un mec génial.
Susan : Quoi ? Mike lui a acheté ce collier ?
Lee faisant oui de la tête : Faut le garder ce mec. J’avais oublié. Tu l’as pas gardé toi, hein ?
Susan s’en va folle de rage.
Bree est en train de ranger quelques affaires dans son sac quand Lynette fait son apparition.
Bree : J’aurais aimé discuter mais j’ai un rendez-vous. Je vais peut-être créer ma gamme d’ustensiles, tu te rends compte ?
Lynette : Ca prendra pas longtemps. Pour te remercier de ton investissement, on voudrait t’organiser quelque chose.
Bree : C’est très gentil.
Lynette : On voudrait fermer Chez Scavo ce soir et faire une fête en ton honneur. En famille et entre amis, on fête ton succès et on passe une soirée sympa comme au bons vieux temps. Alors ?
Bree : Sympa. On peut parler en marchant ?
Lynette : Oui.
Elles sortent de chez Bree.
Bree : Tu sais ce qui serait encore mieux ? Mon éditeur me supplie d’organiser un lancement local pour mon livre. Je peux faire une séance de dédicaces pour que l’endroit soit enfin plein. Tu veux bien me tenir ça ?
Bree lui tend sa veste et elles se retrouvent à côté de la voiture.
Lynette : L’endroit a déjà été souvent plein mais c’est ta fête. Tout ce que tu voudras.
Bree : Tu peux accrocher ça derrière ? Je veux que ce soit une bonne occasion pour toi. On peut transformer un de tes jeudis vides en un véritable événement.
Lynette : Je sais pas quoi dire.
Bree : Me remercie pas. C’était ton idée.
Lynette : Exact.
Bree monte dans sa voiture et s’en va.
Lynette : Contente d’y avoir pensé.
Maison de Susan
Susan est à la cuisine en train de regarder le dépliant de l’école Oakridge où M.J. doit se rendre.
Mary-Alice voix off : Susan Mayer savait qu’elle ne pouvait pas toujours donner à son fils tout ce qu’elle aurait voulu lui donner…
Susan tourne la tête pour regarder par la fenêtre. Elle voit alors la maison de Mike.
Mary-Alice voix off : Mais quand elle vit les frais de scolarité de son fils autour du cou de Katherine Mayfair, elle eut l’impression que c’était du vol vis-à-vis de son fils.
Elle s’approche de la fenêtre pour revenir à la table de la cuisine et taper des doigts dessus.
Mary-Alice voix off : Et il ne lui fallut pas longtemps pour décider…de ce qu’elle allait faire pour récupérer ce qui avait été volé.
Elle fouille dans son sac et met la main sur son portable.
Maison de Katherine
Katherine monte les escaliers pour prendre son portable et y répondre.
Katherine souriante : Eh !
Susan : T’es chez toi ?
Katherine : Je vais prendre une douche. Quoi de neuf ?
Susan : Ca me rend folle, je crois que j’ai oublié de fermer ma porte à clé. Tu pourrais aller vérifier ? Je reste en ligne.
Katherine sortant de chez elle : Je comprends tout à fait. Si un jour je ne ferme pas, je me dis toujours que c’est le jour où je vais me faire cambrioler.
Katherine s’en va tandis que Susan la regarde partir cachée derrière la balustrade.
Susan : Exactement.
Elle entre chez Katherine et fouille dans un tiroir.
Susan : Et même si j’étais déjà à mi-chemin de l’aéroport, j’ai fait demi-tour pour rentrer et en effet, j’avais laissé le broyeur d’ordure en marche. Depuis ce jour-là, je vérifie tout le temps.
Katherine : Moi c’est pareil. Enfin, soit tranquille. Ta porte est bien fermée.
Susan continuant à chercher : Tu sais quoi ? Je ne suis pas sûre non plus d’avoir fermé l’autre porte. Tu pourrais vérifier aussi ?
Katherine : Déjà fait. C’est bon. Je vais prendre ma douche maintenant. A plus ma chérie.
Katherine est dans sa maison et arrive dans sa chambre. Elle pose son portable sur le lit. Enlève son collier et le pose sur la table de nuit. Susan se cache sous le lit. Katherine enlève sa jupe et s’en va de la chambre. Susan essaie de sortir du lit mais son pantalon se coince à une latte, elle force mais fait bouger le lit.
Katherine : Mike, c’est toi ?
Susan horrifiée force la chose et réussit à sortir dessous le lit. Katherine a un linge autour d’elle et revient dans la chambre.
Katherine : Tu tombes très bien.
Elle arrive à la porte et ouvre son linge mais ce n’est pas Mike dans la chambre mais Susan. Elles sont horrifiées toutes les deux. Elle referme le linge sur elle tandis que Susan s’empare du collier et sort de la maison. Katherine lui court après.
Katherine : Pour l’amour du ciel, rends-moi mon collier !
Susan s’empare d’un bout de la serviette de Katherine en se retournant, elle la tient d’une main et de l’autre, elle tient le collier.
Susan : Le collier ou la serviette, à toi de voir.
Katherine : Oh. T’oseras jamais.
Susan : J’ai déjà été nue dans cette rue. Ca me soulagerait que ce soit ton tour.
Katherine : T’es folle ou quoi ?
Susan : Mike dit qu’il ne peut pas payer l’école privée de M.J. Là, je vois pourquoi (en lui montrant le collier). Il veut que sa copine porte un collier quand elle se déshabille devant lui.
Katherine : Mais, il ne veut pas payer l’école de M.J. ?
Susan : Non. Alors je voulais prendre le collier et le vendre pour essayer de la payer, et oui, en le disant, je me rends compte que c’est ridicule.
Katherine : J’en reviens pas que Mike ait fait ça.
Susan : Il l’a fait.
Un garçon tombe à vélo de l’autre côté du trottoir et elles se retournent pour le regarder.
Garçon : Bonjour Madame Mayfair. Ca fait plaisir de vous voir.
Katherine remet son linge comme il faut et Susan la regarde.
Katherine : On devrait parler de ça plus tard.
Elles retournent chacune chez elle.
Dans la soirée, Mike roule en voiture et se gare devant chez lui pour remarquer Katherine et Susan assises sur les marches en train de discuter.
Mike en les regardant : C’est pas bon signe.
Il s’approche des filles.
Mike : Vous êtes contentes de me voir parce que je vous ai manqué ou bien…
Susan brandit le collier devant Mike.
Mike : Oh
Susan : Ben ouais, Oh. Je croyais que t’avais pas les moyens de payer une école privée à M.J. ?
Katherine : Comprends-moi bien Mike. C’était un cadeau vraiment très généreux. Mais tu ne peux pas gaspiller l’argent de ton fils.
Susan : Pour acheter des bijoux à ta copine. Il t’a coûté combien ? 4'000, 5'000 dollars ?
Mike : 129 dollars.
Susan : Quoi ?
Mike : C’est du toc ! Je savais que t’avais très envie d’un collier mais j’avais pas les moyens. Le vendeur m’a dit que tu ne verrais pas la différence et elle l’a pas vue (en regardant Susan).
Susan mal à l’aise : Au moins, c’est pas grave si tu le perds.
Mike prend la main de Katherine pour la faire descendre des escaliers.
Mike : Je voulais juste t’offrir un joli cadeau, et je sais pas…j’ai dû avoir honte de pas pouvoir.
Katherine : T’as pas besoin de dépenser de l’argent pour m’impressionner. Crois-moi. Je suis déjà très impressionnée.
Elle l’embrasse devant Susan qui se sent de trop.
Susan : On a compris. Séparez-vous.
Katherine à Mike : Je vais nous préparer à dîner.
Mike se tourne alors vers Susan.
Mike : J’en reviens pas.
Susan : Je ne savais pas que c’était du toc.
Mike : Non, j’en reviens pas que t’aies cru qu’acheter des bijoux à ma copine m’importait plus que l’éducation de M.J.
Susan : J’ai peut-être tiré des conclusions hâtives mais cette école est importante pour M.J. Je me sens très mal de pas pouvoir la payer.
Mike : Je bosse depuis 6h ce matin et après avoir avalé un dîner en 5 minutes, j’y retourne jusqu’à minuit. Je me plie en 4 pour donner le meilleur à mon fils, donc si on a plus les moyens, j’y suis pour rien.
Il monte les marches de chez lui et rentre laissant Susan seule et complètement perturbée.
Maison des Solis
Gaby et Carlos sont endormis mais le téléphone sonne ce qui réveille Gaby en sursaut. Elle prend le téléphone d’une main en ayant toujours les yeux fermés.
Gaby : Quoi ?
Homme : Vous êtes où ? Vous êtes en retard pour l’entraînement.
Gaby : Ouais. J’arrête en fait.
Homme : Vous pouvez pas. C’est dans le contrat.
Gaby : Vous devriez voir ça avec mon avocat. Je vous le passe.
Elle pose le téléphone près de Carlos et se rendort mais se relève en sursaut.
Homme : On partira pas ! Allé vous toutes, continuez !
Gaby jette les couvertures et finit par se lever. L’entraîneur est en fait dans le jardin de Gaby et entraîne les autres.
Homme : Continuez de bouger !
Gaby sort de chez elle en peignoir.
Gaby : Mais qu’est-ce que vous foutez ?
Homme : Si vous ne venez pas au camp, le camp viendra à vous. Dans le rang !
Gaby : Vous êtes fou ! Mes deux filles dorment.
Homme : Je sais. J’ai vu la cellulite. Dans le rang !
Mona : Obéis Gaby. On ne peut pas arrêter.
Gaby : Fais pas ta lèche-cul Mona. Je t’ai vue acheter un beignet hier.
Homme : Beignet ! Ca fait un tour !
Gaby : Ah, vraiment ? Essayez donc pour voir. Je retourne me coucher parce que je suis fatiguée. Quand je me lèverais, je mangerais peut-être du gâteau et il est impossible de m’arrêter.
Elle se retourne et remonte les marches pour entrer chez elle. L’entraîneur regarde Edie méchamment et elle finit par suivre Gaby.
Edie : Où est-ce que tu vas ? Si tu restes à l’intérieur, il va se venger sur nous.
Gaby : Certaines en ont besoin. Moi, je voulais juste un petit remodelage, elles, il leur faut une métamorphose complète.
Edie : T’es qu’une gamine pourrie gâtée et égoïste.
Gaby : Mais enfin Edie, c’est rien d’autre qu’un pauvre cours de sport. J’ai essayé. C’était nul. Je veux arrêter. Détends-toi.
Edie : Ce pauvre cours de sport est suivi par des femmes qui se bougent le cul 3 fois par semaine avec leurs gamins à élever et leur boulot à plein temps.
Gaby : Elles sont folles. Elles sautent dès qu’il gueule. Il leur dit de courir jusqu’ici et elles obéissent.
Edie : Il nous a pas obligée à venir ici, on était d’accord pour le faire.
Gaby : Et pourquoi bon sang ?
Edie : Tu nous as dit que c’était important pour toi de rentrer dans cette robe. Alors, on est venue te soutenir.
Edie se retourne et s’apprête à partir mais elle refait face à Gaby.
Edie : Tu voulais retrouver l’ancienne Gaby ? Félicitations. La revoilà…Une connasse égoïste et détestable. Personnellement, je préférais la Gaby pauvre et enrobée. Au moins, elle était humble.
Gaby la regarde avec les larmes aux yeux. Dehors, Edie et les autres soulèvent des altères. Gaby sort de chez elle vêtue de sa tenue de sport. Elle se met à côté d’Edie et soulève également ses altères. Elle regarde Edie et lui sourit.
Homme : C’est le moment de s’étirer. Pas vous ! (à l’attention de Gaby). Vous avez 25 minutes de retard. Vous m’en faites 50.
Il se met devant Gaby qui continue à faire ses altères. Il lui sourit et elle lui rend son sourire.
Restaurant des Scavo
Bree arrive dans la salle principale avec le sourire et elle voit le panneau dédié à elle. Elle s’avance et une femme l’interpelle.
Femme : Oh mon dieu. La photo, c’est vous !
Bree : En vérité, la photo me représente, mais oui.
Femme : Votre dinde tetrazzini a sauvé mon mariage. Vous voulez bien me le signer (en lui tendant le livre)
Bree : Avec plaisir.
Femme : J’ai hâte de goûter vos plats ce soir.
Bree : Mes plats ? Comment ça ?
Femme : Il est dit que les cuisiniers de Chez Scavo vont préparer des recettes de votre livre.
Bree : Ah bon ?
Femme : Je suis impatiente de goûter votre pizza 4 fromages.
Bree : Vous allez peut-être devoir patienter. Veuillez m’excuser.
Elle arrive tout sourire vers Lynette qui fait un peu de nettoyage.
Bree : Apparemment, toi et tes chefs allez servir ma pizza 4 fromages
Lynette : Oui. Je mets le parmesan là.
Bree : Mais, c’est du parmesan industriel.
Lynette : Et alors ?
Bree : C’est comme la saleté qu’on balaie sur le sol d’un endroit qui fait du vrai fromage.
Lynette souriante : Non. Il est bon. On s’en sert tout le temps.
Bree : Peut-être mais mes recettes indiquent qu’il doit être fraîchement râpé.
Lynette : Personne ne le remarquera. Le parmesan est le fromage n°4 de la pizza 4 fromages. C’est le Ringo de ces fromages.
Cuisinière : Monsieur Scavo dit que le bac à graisse déborde encore.
Lynette : Pour l’amour du ciel. Je reviens. (à l’attention de Bree qui reste bouche-bée).
Bree : Prends ton temps.
La cuisinière continue de mettre du parmesan sur les pizzas sous les yeux de Bree.
Bree : Excusez-moi. Je ne me suis pas présentée. Bree Hodge, co-propriétaire.
Cuisinière : Moi, c’est Cindy
Bree : On parlera après.
Elle met un tablier.
Bree : Etalez-moi la pâte et montrez-moi où se trouve le basilic. Ce soir, on servira de la pizza 3 fromages.
Cindy : Et les pizzas qu’on vient de faire ?
Bree lui fait un sourire compatissant.
Bree les jette dans la poubelle à l’extérieur du restaurant. A l’intérieur, Lee est au bar et regarde Dave et Tom ensemble en train de discuter.
Dave : Tom, je suis vraiment très heureux pour toi. Cet endroit est bondé.
Tom : Bree nous a vraiment sauvé la vie
Dave : Même si elle ne l’avait pas fait, tu aurais tout arrangé. J’avais foi en toi.
Tom : Et ton foie souffre après 3 whisky-coca.
Dave : Mon pote, ce fric va directement dans ta poche. Je te soutiens, c’est tout.
Tom : Je vais m’occuper du bac à graisse
Dave : Je dois retrouver Edie. Elle voulait que je rentre à 22h. Enfin, bref…Félicitations. Je suis fier de toi
Tom : A plus.
Tom passe à côté de Lee qui le stop.
Lee : Rien. Laisse tomber. T’es occupé. Non, attends. Je veux juste que tu saches que…Ce type n’est pas ton ami.
Tom : Qui ça ? Dave ?
Lee : On peut s’isoler pour discuter ?
Tom : Ouais.
Lee et Tom s’en vont tandis que Lynette va à l’extérieur mettre un cornet poubelle. Elle voit alors ses pizzas dans le container.
Lynette : Bordel de...
Elle lâche la poubelle et court à l’intérieur. Bree est assise à une table et signe des autographes pour ses fans.
Bree levant les yeux : Si votre belle-mère continue de critiquer votre cuisine, je vous rembourserai intégralement.
Lynette arrivant près d’elle : Je peux te parler ?
Bree : Maintenant ? Les gens attendent.
Lynette : Tu seras toujours célèbre dans 5 minutes.
Elle lui prend la main et l’entraîne à l’extérieur et lui montre les pizzas dans le container.
Lynette : Tu veux bien m’expliquer ?
Bree : Je ne voulais pas te faire de peine mais maintenant que tu le sais, j’aimais pas trop l’idée que ma recette soit réalisée avec des ingrédients de qualité inférieure.
Lynette : On utilise ce parmesan tout le temps. Tu peux pas changer les choses sans m’en parler.
Bree : Je suis associée. Je peux changer 15% des choses, j’ai choisi le parmesan. Je ne sais pas si tu as entendu mais les gens adorent ma pizza.
Lynette : Ils auraient sûrement aimé ma pizza mais on ne le saura jamais vu que mon associée l’a jetée. Quel gâchis.
Bree : Très bien. Je te rembourserai si ça règle le problème.
Elle se retourne pour s’en aller mais Lynette continue à lui parler.
Lynette : Evidemment. C’est que de l’argent après tout, hein ?
Bree se retournant : Qu’est-ce que ça veut dire ?
Lynette : On sait tous que tu vis confortablement. Tu nous l’as bien fait comprendre. Mais tu devrais éviter de prendre les gens de haut juste parce que tu as eu un peu de chance.
Bree : Un peu de chance ? J’ai bossé très dur pour arriver là où j’en suis.
Lynette : Moi aussi, j’ai bossé très dur. Mais j’ai pas eu autant de chance que toi.
Bree : J’ai toujours pensé qu’on causait sa propre chance.
Lynette choquée : Tu veux dire que j’ai causé mon propre échec, c’est ça ?
Bree : Pas totalement mais il faut le reconnaître. Tu vas au plus simple. Je peux t’apprendre l’importance de l’attention portée aux détails.
Lynette : J’en ai, de la chance, en fait. Quand je t’ai proposé cette fête pour te remercier, je pensais pas que j’aurais l’occasion d’apprendre de la grand Bree Hodge.
Bree : J’avais pas besoin de 20'000 dollars pour que mon entreprise survive, moi.
Lynette : Mais tu vas tout faire pour que je l’oublie pas.
Elle s’en va la plantant là.
Bree : Où est-ce que tu vas ?
Lynette : Chez moi. Tu me diras comment s’est passée la fête que je t’ai organisée.
Lynette monte dans sa voiture et Bree arrive à ses côté en restant à l’extérieur.
Bree : Je ne comprends pas pourquoi tu t’énerves.
Lynette : Je sais mais il y a 5 ans, tu aurais compris pourquoi.
Lynette met la marche arrière et recule assez vite pour foncer dans la voiture de Bree qui la regarde avec de gros yeux.
Bree : Ma voiture !
Lynette : Tu sais que c’était un accident, hein ?
Bree la regarde horrifiée.
Chez les Solis
Jean est dans la chambre de Gabrielle.
Jean : J’ai fait mon possible pour le fermoir Madame Solis. Je pense qu’on verra pas la différence.
Gabrielle : Soyez franche. Je sors.
Gabrielle ouvre la penderie et se montre à Jean qui reste bouche bée devant elle. Gaby se tourne pour qu’elle voit l’arrière.
Jean : Vous êtes superbe. Rayonnante.
Gaby : Vraiment ?
Jean : Vraiment. Vous êtes de retour Madame Solis exactement comme avant.
Gaby : Je crois que j’ai un petit peu changé.
Jean : A mes yeux, non.
Gaby reste pensive devant le miroir et Jean prend ses affaires.
Jean : S’il n’y a rien d’autre, je m’en vais.
Gaby : Jean, attendez.
Jean : Quoi ? Il y a un problème ?
Gaby : Non, c’est parfait. Je voulais vous dire à quel point vous m’aviez été serviable au fil des années, et je vous suis très reconnaissante. Merci.
Gaby la prend dans ses bras et Jean reste perplexe. Elle lui tapote gentiment le dos.
Maison de Dave
Tom frappe à la porte et Dave lui ouvre la porte.
Dave : Salut mon pote. Comment ça s’est…
Tom lui balance son poing dans la figure et Dave tombe par terre.
Tom : Je sais ce que tu as fait.
Dave : Quoi ?
Tom : Me prends pas pour un con ! Je sais que t’as dit aux flics que Porter était l’incendiaire.
Dave : J’ai pas dit ça. J’ai dit que je l’avais vu à l’arrière.
Tom : C’est impossible ! Il était pas là !
Dave : Les flics posaient pleins de questions. Ils arrêtaient pas. J’ai dû leur dire ce que je pensais avoir vu.
Tom : Porter aurait pu aller en prison. T’as failli détruire ma famille, détruire notre entreprise.
Dave se relevant : Je me rachèterai. Je te le jure. Je voulais pas vous faire de mal à toi et Lynette.
Tom : Lynette n’est pas au courant. Si je lui avais dit, tu serais mort.
Dave : Je suis désolé. J’aurais pas dû parler à la police. Il faisait sombre. J’avais bu. Il faut que tu me croies.
Il se retourne pour s’en aller mais revient vers Dave pour lui coller encore un poing mais Dave le maîtrise et lui tient le bras dans le dos pour qu’il ne bouge plus.
Dave : Arrête. Arrête-toi. T’as finit ?
Il le relâche et Tom se retrouve dans l’embrasure de la porte d’entrée. Il fait face à Dave.
Dave souriant : C’est de la folie. Il doit y avoir un moyen de tout arranger. On est ami.
Tom : Je le croyais aussi. Mais je sais pas qui tu es.
Tom se retourne et s’en va.
Dave le regardant partir : Tom. Tom !
Il referme alors la porte en la claquant.
Dave et Edie sont dans leur lit et lise chacun un livre. Edie le regarde.
Edie : Je peux te poser une question ?
Dave : Vas-y. Je t’écoute.
Edie : J’ai beaucoup pensé à ta première femme.
Dave levant les yeux droit devant lui : Edie
Edie : Je sais. Rien qu’une question après j’arrête.
Dave : J’aime pas parler d’elle.
Edie : Ca fait des semaines que j’ai apprit qu’elle avait existé, et j’ai pas parlé d’elle une seule fois. Allé. Considère que c’est ma récompense.
Dave tournant la tête vers elle en souriant : Ok. Une question.
Edie : Etre marié avec elle…ou être marié avec moi…C’est quoi la plus grande différence ?
Dave : Franchement ? Notre mariage est plus réel.
Edie souriante : Vraiment ? Comment ça ?
Edie se blottit contre le torse de Dave et elle fait passé le bras de son mari par-dessus ses épaules. Dave regarde toujours devant lui.
Dave : Avec elle, c’était plutôt…un conte de fées. Je pensais que ça durerais toujours. Je me trompais. Toi et moi, on a une relation plus réelle parce que je sais qu’elle ne durera pas toujours.
Edie reste abasourdie par ce qu’elle entend mais ne dit rien.
Dave : Quand je te prends dans mes bras, quand je t’embrasse, je me dis que je dois apprécier le moment présent, parce que demain ne pourrait jamais arriver. L’amour…est éphémère. Le conte de fées se termine…avec la mort.
Edie : Au départ, je voulais te demander si elle était plus belle que moi. Faut que j’apprenne à écouter mon instinct.
Elle se remet dans la position de départ, appuyée contre le fond du lit pour continuer à lire son livre mais elle le regarde en fronçant les sourcils.
Ecole privée
M. Hobson : Pardonnez-moi. Vous ne pouvez pas payer l’école ?
Susan : Oui. J’ai lu dans votre brochure que vos employés avaient une réduction de 50%, alors que diriez-vous d’intégrer dans votre section artistique une illustratrice primée de livres pour enfants qui a un bon contact avec les gamins et dont le visage vous empêche de refuser ?
M. Hobson : Malheureusement, notre section artistique est au complet.
Susan montrant son visage avec ses mains : Vous pouvez pas refuser.
M. Hobson : Mademoiselle Mayer, j’apprécie votre enthousiasme et votre visage mais je crains que ça ne puisse pas marcher. Je vous souhaite bonne chance.
Il lui rend ses affaires tout en se levant de sa chaise.
Susan : Oui. D’accord.
Elle remet ses affaires dans son sac et le regarde tristement avant de se lever pour s’en aller. Avant d’arriver à la porte, elle se retourne.
Susan : Non, pas d’accord.
M. Hobson : Je vous en prie, je suis très occupé.
Susan : Je sais que j’ai dit que M.J. était un élève modèle mais en vérité, c’est un enfant qui a besoin de plus d’attention que les autres. Les classes de son école sont en sureffectif et je le vois perdre pied dans tout ça. Et s’il perd pied maintenant…Mon ex-mari fait tout ce qu’il peut et je dois savoir que je fais de même. Je servirai les repas. Je serai gardienne. Peu importe. Mais je ne gâcherais pas l’avenir de mon fils.
M. Hobson : Un de nos professeurs d’art a besoin d’une assistante mais vous êtes bien trop qualifiée.
Susan : J’accepte.
M. Hobson se lève pour se mettre face à Susan : Félicitations pour votre nouvel emploi.
Susan : Félicitations pour m’avoir fait sortir de votre bureau.
Ils se sourient en se serrant la main.
Chez Bree
Lynette est debout et fait glisser une enveloppe à Bree qui est assise à la table.
Bree : Qu’est-ce que c’est ?
Lynette : Un chèque pour réparer l’accident. J’ai pas les moyens de passer par mon assurance.
Bree : Soit pas bête. C’est que le pare-chocs. T’es pas obligée de faire ça.
Lynette : Si, je suis obligée. Et dès que la situation s’arrangera, je te rembourserais ton investissement…jusqu’au dernier centime, avec les intérêts.
Elle se retourne et commence à s’en aller mais Bree se lève pour la rejoindre.
Bree : Lynette, arrête. Attends. S’il te plaît, ne me fais pas ça. Je ne veux pas que l’argent se mette en travers de notre amitié.
Lynette : C’est un peu trop tard, j’ai l’impression.
Elle s’en va laissant Bree totalement déboussolée. Elle ouvre alors l’enveloppe pour sortir le chèque.
Mary-Alice voix off : En banlieue, on peut faire beaucoup de choses avec de l’argent.
Gaby descend les marches d’escaliers de sa maison dans sa belle robe rouge.
Mary-Alice voix off : On peut payer une soirée en ville.
Elle rejoint Carlos en bas des escaliers et il lui fait un bisou sur la joue.
M.J. est dans son bel uniforme de l’école et rejoint sa mère à la cuisine.
Mary-Alice voix off : On peut apporter une éduction en école privée.
Katherine est habillée d’une belle robe noire et elle est dans sa chambre. Elle touche le collier que Mike lui a offert et qui est à son cou.
Mary-Alice voix off : On peut acheter une preuve d’affection.
Mike vient vers elle et l’embrasse.
Bree est toujours dans sa cuisine et sort le chèque pour le déchirer.
Mary-Alice voix off : Mais ce qu’on ne doit surtout pas faire avec l’argent, c’est l’utiliser comme une arme, parce qu’il y aura…forcément quelqu’un de blessé.
Elle ouvre la porte et les petits morceaux du chèque s’envole. Elle sort de la pièce.
FIN









